TRANSCRIPTIE van de kopie van een brief van Van de Spiegel aan Etta dd 28 januari 1791, uit NL HaNa 3.01.26, invnr 50, kopieboek uitgaande post

Deze brief is niet opgenomen in RGP1. Onderstaande is een letterlijke weergave, alleen heb ik omwille van de leesbaarheid regeleindes en interlinies toegevoegd. Dingen die Van de Spiegel afkort (bijvoorbeeld Mad. voor Madame) zijn hier voluit geschreven. Als hij onderaan een bladzijde komt begint hij nogal te kriebelen, wat de leesbaarheid niet ten goede komt.

Van de Spiegel houdt niet zo van accenten. Ik ben daarbij niet consequent: de ene keer verbeter ik hem door zo'n accent wel te zetten, de andere keer neem ik letterlijk over wat hij schrijft.


Transcriptie

à Madame d'Alders à Paris,
le 28 Janv.

L'on vient de m'assurer, Madame, que le Rhingr du Salm a obtenu de l'assemblée Nationale la conformation de son brevet de Marechal de Camp, et une Pension de 30.000 Lr, qu'on a mis aussi sur le nouvel état des pensions celle de 6000 Lr dont jouisoit sa soeur Mad, la Contesse de ??, et qui devoit etre supprimée, que c'est par conséquent lui, qui par son crédit a s?? la conserver.

L'on pretend qu'il est protegé par quelques députés ayant ci-devant cause de l'ancien ministère: les lettres dont il est en possession depuis les troubles de la Republique le rendent apparement dangereux pour ces messieurs ca; l'on adjoute que Mr de la Fayette est en intimité et encommera de lettres avec lui, et qu'il paroitra bientot publiquement à Paris.

Vous m'obligerez infinement, en voulant bien informer avec precision sur cela, et en suivant un peu la marche de sette affaire, a la quelle cependant je ne puis pas ajouter foi, chez vous on s'imagine toutes sortes de chimères  on dait des monstres pour les combattre, et je mets en premier rang l'absurdité que quelque malintentionnés repandent, comme si la Repiblique voudroit entrer dans des liaisons avec la maison d'A ou autre puissances contre la France, ou contra sa nouvelle constitution:
je vous assure sur mon honneur, que rien n'est plus faux, et que même il n'en a jamais été question: les affaires qui sont traitées entre le 4e puissances à la Haye n'ont regardé que les Pays Bas, et la convention faite à ce sujet nést pas encore ratifiée de la part de l'Empereur; ici les soi-disant patriottes se propmettent monts et merveilles pout leurs rétablissement, au cas d'une guerre contre la France, mais les gens sages se ?? bien d'y donner lieu en aucune manière.

Je voudrai reponder plusieurs fois sur les calomnies et les absurdités que la gazette universelle debite sur notre compte ou ne finitoit point si on vouloit les réléver toutes: aussi sont elles la plupart démenties par l'évidence du contraire aux yeux du tout le monde.

De ce genre est le prétendue déperissement de notre commerce et de la fortune des habitans: et vous pouvez hardiment assurer que dans vingt ans d'ici le commerce n'a été si florissant; cela est si vrai, que le nombre des vaisseaux sortis du seul porte de Texel surpasse de près de 500 le nombre de la meilleure année des 20 précedentes -

l'affaire de la banque d'Amsterdam dont ont a fait tant de bruit, ne vient pas d'un manque de credit, ou de confiance piblique, mais est une surde d'une complication de circonstances en Europa, qui a rendu le numeraire extrémement rare, et a bouleversé preaque tous les systèmes; mais cette affaire se remettre bientot, et quoique elle dût rester sur le même pied, le commerce en general n'en souffriroit point.

Pour la Comp des grandes Indes que l´on vous a citée comme un exemple dus mauvais état des affaires, il est vrai que la derniere guerre avec l´Angleterre lui a porté un rude coupe, mais ses ressources sont immenses, et il ne lui manque que de l´argent pour les faire valoir, surquoi vous voyez bien que l´on n´est pas cherche, puisque´elle a deja tiré de l´etat plusieurs millions.

(Hier heb ik een stukje overgeslagen, waarin staat dat die VOC al 25 jaar niet meer commercieel is maar rechtstreeks onder de Staten Generaal valt.)

Vous voyez donc, Madame, que vous pouvez etre tranquille sur l´etat present de votre chere grenouillere; rassurez aussi tous vos amis, que nous n'en voulons point à eux ni à leur ouvrage, et que nous ne cherchons que jouir paissiblement des douceurs d'une existence libre et heureuse, que bien loin d'envier à aucun autre nation nous aimitions à voir l'appanage de toutes.


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