TRANSCRIPTIE van een brief van Etta vanuit Woerden aan Wijbo Fijnje dd 9 mei 1798, uit NL-HaNa 2.01.01.01 invnr 508 brief nummer 188

Overgenomen uit ‘Abbandonné de tout excepté de mon courage’. Enkele ongepubliceerde brieven van Etta Palm (1743-1799) door Willemien Schenkeveld i.s.m. Anna de Haas, in Mededelingen van de Stichting Jacob Campo Weyerman. Jaargang 34 (2011).

Het artikel is te vinden op de site van de DBNL, zie hier.

In het artikel wordt gemeld dat deze brief is gevonden door Peter Altena in het dossier Fijnje in het hierboven genoemde invnr. Ook gemeld wordt dat de door Etta genoemde bijgevoegde notitie er niet meer bij zat.


Transcriptie

Citoyen Respectable

Persuadé que vous soyées accablé par grand nombre des affaires ausi essentielles que pressantes, je n'ai osér interrompre un instant votre attention en faveur d'une victime innocente, depuis trois ans privé de sa liberté, de ses propriétées et revenues, sans connoitre d'autre faute que d'avoir eu des ennemis en pouvoir.

Mais tout reserve doit cesser pour un vrais amie de sa patrie des que l'espoir d'etre utile au bien general et grand nombre de ses compatriottes soit le but principal de sa demarche, d'autant plus que l'amour de la patrie, qui est un devoir pour ceux qu'elle protége, devient une vertu dans celle qu'elle méconnoit et percécute, vertu qui m'est et me sera propre jusque a mon dernier soupir.

Ajant lue dans les gazettes que la malladie pestilentielle entre les bestiaux accable les habitans de la campagne dans la cidevante province de Gueldre, je me suis resouvenu d'avoir vue en pareil cas employé une remede avec le plus grand succes, en France dans les domaine du general de Voyé d'Argenson, il ij a environt 20 ans, dont je prens la liberté de joindre la narration éxacté.

Si vous ne la juge pas digne, Citoyen Respectable, d'étre soumis a l'attention de ceux chargé de pourvoir a ce fléau de nos laboureurs, veuille la brulér. Je n'i

(volgende vel)

attache d'autre merité que de étre utile a mon semblable, sans vouloir ni renommeé ni récompence.

Me seroit il permis, Citoyen Respectable, d'ajouter un mot qui me régarde.

Depuis que des digne republicains ont le 22 Janvier courageusement brisé les chaines preparé par l'aristocratie oligarchique et dechiré le voile par la quelle ils tenoit la verité caché aux jeux de la justice en ouvrant le avenues de son temple a l'égalite de tout les citoyens, je vois les gazettes remplis de requétes de prisonniers qui demandent et obtienent des digné peres de la patrie non seulement justice, mais méme remissions et grace de quelque faute legere.

?? moi qui n'a fait ni faute ni incivisme non seulement en ma conduite mais méme pas dans mon coeur; moi qui par amour de la conservation de la vie de mes concitoyens et mes compatriottes quita la plus heureuse existance, pour me chargé d'une commission que m'offrit le gouvernement francois pour aller offrir a celui de ma patrie natale gratuitement les memes avantages qui lui ont couté depuis tant d'or, de sang et la ruine de tant de citoyens.

onderaan een noot: De nos frontières.

Je vois de toute part nos concitoyens se recrier avec justice contre ce gouvernement qui voulut la guerre pour plaire au chef des schelerats de l'Europe, l'execrable Pit.

Et celle qui a tout sacrifiéé pour le prevenir est en prison, confondu parmis les ennemis de ses deux patries non seulement, mais enfermé rigoureusement, privé de correspondre avec ses amis legislateurs en France pour ses propriétes, lorsque les autres ont toute liberte et mojens de correspondre comme ils veulent.

(volgende vel)

Ne me seroit il donc pas ausi permis a moi de approchér le temple de la justice et esperer d'en recevoir ausi un regard favorable? Cette vertu ne doit elle pas tenir la premiere place dans le coeur des hommes libres? Je ne crains pas, Citoyen Respectable, de mettre toute espoir et confiance dans votre équité. Daigné songer que je suis privé des chose de premiére necessité. Mon linge et vetemens sont use depuis trois ans de captivité, et non seulement privé de mes revenues mais je n'ai pu rien recevoir de la lettre de change de 236 fl qui fut égare de mes papiers par H. Gevers, non obstant f..t [onleesbaar]. Vous savez, que le commité me fit dire avoir pris des precautions légale en ma faveur.

De grace, Citoyen Respectable, que Votre Humanité vienne au secours d'une victime, seule dans le monde, étrangère dans sa patrie, privé de tout, sans soutien et sans secours, que dis je, malheureuse. La providence celeste ne m'a t'elle pas montré sa main protectrice en faisant demasquer et tomber cet ennemis qui se glorifioit d'etre cause de ma détension? Pardon, Citoyen Respectable, de cet élan de l'ame, elle sent si vivement respect pour les vertueux et aversion contre les vicieux.

Je suis avec respect

Citoyen Respectable
votre infortuné compatriotte
veuve Palm née d'Aelders


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